Votre Formation

Une méthode d'apprentissage progressive et complète


Présentation
Avis et critiques
Sommaire (3ème Edition)
Préf. J-P  GAILLARD 

--- Boutique ---

France :      amazon.fr *
                  fnac.com   * 
                       alapage.fr
  *
Suisse :      lectorat.ch *
Belgique:
  
 proxis.be   *
 
_____________________ 
Découverte et pratique de la bourse*
Mini-guide de la bourse
(format 10x15, 70p)

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Espace Pro & Com

Contact 
Nos communiqués   
Partenariat  
___________________
 

Communiqués de sociétés 

  
 recherche par sociétés ou types 
de communiqués 
__________________
 

L'info sur les meilleurs taux mon-epargne.com 
 - livrets 
- assurance-vie

- comptes rémunérés
 
___________
  
A la recherche d'autres sites ?

Bourse 
Retour à la page d’accueil de Recherche de blogs http://www.wikio.fr/finance/bourse ___________ 
Lecteurs de news >>>

Add to Google
Ajouter à Mon Yahoo!


Add to My AOL

Autres >> Subscribe to RSS Feed
RSS  le lecteur Boursorama 

BIENVENUE

WWW.APPRENDRELABOURSE.ORG a pour mission d'aider chacun à comprendre le monde de la Bourse, de la Finance et de l'Economie de manière pédagogique et neutre pour agir concrètement ou à titre purement intellectuel.            

  • L'éducation financière étant le socle de la préservation de votre capital et un des moteurs essentiels du développement de votre patrimoine, ce site est ouvert à tous dans le respect express de la différence des personnes, de leurs connaissances initiales, de leurs avoirs, de leurs sensibilités au risque, de leurs horizons de placement et de leurs objectifs.
  •   Ce site indépendant et les livres présentés vous apportent des connaissances pour devenir autonome et libre de vos choix afin d'agir en connaissance de cause pour votre bien propre car il n'est pas de méthode meilleure qu'une autre, certainement pas de martingale absolue. Des connaissances larges et solides ainsi qu'un apprentissage régulier vous permettront au fil du temps de réaliser "votre" méthode pour "votre" réussite.
  •    Si nous n'émettons aucune invitation à investir en bourse à tout prix, ni à suivre qui que ce soit de façon formelle, les outils délivrés pour acquérir des connaissances ou suivre l'information sont réalisés avec le souci constant d'être directement opérationnels, pour ceux qui le souhaitent.

Nous formons le voeu de pouvoir  "éveiller" à la chose "économique", aider à comprendre le monde actuel dans toute sa complexitécréer un flux RSS et participer activement à votre succès personnel.  (Suivre ce site) 


                 Retrouvez Apprendrelabourse.org et d'autres info-bourse dans
 
Nous aidons plus de 30 000 personnes/mois
 

             Se former- apprendre la bourse               S'informer           Décider         Trader/trading     
Samedi 17 mai 2008

copyright © Apprendrelabourse.org - Toute personne qui entreprend de pénétrer le monde financier pour apprendre et comprendre l'évolution des choses, se heurte le plus souvent à des termes techniques. En compulsant un glossaire même succinctement, le plus souvent chacun arrive à y associer une notion et trouve un éclairage assez rapide qu'il pourra étayer par quelques recherches complémentaires. Il existe cependant des expressions beaucoup plus pernicieuses pour la juste compréhension du déroulé des évènements qui sont pour la plupart inlassablement évoquées dans les analyses, communiqués, commentaires et autres discours. A force, plus personne ne les remarque vraiment, n'arrive à les situer, à saisir leur véritable nature ni à mettre le doigt sur la situation réelle à laquelle elles se rapportent.

L'un des domaines de prédilection pour ce type d'énoncé difficilement palpable et concret concerne la politique monétaire. Langage abscons des banquiers centraux, jeu de cache-cache avec les analystes pour ne pas en dire trop, favorisent toutes les spéculations, on le voit à chaque fois qu'une banque centrale prend une décision ou s'exprime. Anticipations avant le verdict, puis (pof !) dans la seconde qui suit, mille nouvelles spéculations et disséquassions du communiqué pour tenter de percer les inflexions à venir. S'expriment donc ensuite devant vous, dans les journaux, à la télé et ailleurs très souvent différents experts qui qualifient telle politique monétaire de restrictive ou d'accommodante. L'un trouve la politique 'accommodante', l'autre qu'elle est plus 'restrictive' qu'il n'y paraît avec autant de graduations et d'anticipations qu'il existe de personnes invitées. Enchanté au départ par le sujet, tout le monde finit un peu par s'y perdre.

Voilà 2 qualificatifs qui se rapportent à une appréciation personnelle d'un analyste ou d'une banque, d'un journal financier ou d'un organisme économique mais qui ont trait, sur le fond, à la définition et à la qualification du rapport entre les objectifs de la politique monétaire et les instruments utilisés pour y parvenir dans une situation donnée.

Les grands objectifs sont :

   - la stabilité des prix (plutôt l'orientation de la BCE)
   - ou la stabilité des prix et la croissance, le plein-emploi entres autres (plutôt l'orientation de la Fed).

Parmi les instruments, comme vous pouvez le découvrir au fil des mois, l'action se fait essentiellement :

   - via la liquidité apportée aux banques
   - et via l'action sur les taux d'intérêts (dits 'courts', soit les taux à court terme)

Très schématiquement : plus l'activité économique ralentie, plus la banque centrale va avoir tendance à adopter un biais dit 'accomodant' pour aider la croissance. Concrètement, elle va choisir de baisser ses taux.
Plus l'inflation a tendance à se raffermir, plus le biais va être à l'inverse 'restrictif' avec une action sur les taux à la hausse. Ce sont les 2 pressions essentielles avec une multitude de configurations concrètes suivant la conjoncture et le cycle économique, la hausse des taux pouvant provenir par exemple d'une 'normalisation' de ceux-ci pour eviter 'une surchauffe' économique après qu'on les ait baissé pour la faire redémarrer. On prévient ainsi l'apparition d'inflation.

Il nous reste à voir donc 'la situation donnée', soit la conjoncture actuelle qui mêle hausse de l'inflation et ralentissement de la croissance avec des taux directeurs de la Banque centrale américaine (FED) qui sont passés de 5,25 % à 2 % en quelques mois pour aider l'économie. Au début des 90's, la récession avait également engendré un tel mouvement comme en 2000. Pour la seconde moitié des 90's, comme évoqué dans l'article sur le cuivre, l'anticipation d'une récession ne s'est en fait pas matérialisée, d'où ce mouvement erratique ou plus 'fin' (cf.graphe)


Les taux dits 'nominaux' (taux facial de 2 % ou taux 'brut') actuel de la Fed (en rouge) expriment une politique accommodante mais moindre qu'en 2003/2004. Cela relativement au cycle de croissance économique.
En évaluant la chose maintenant non plus avec des taux bruts mais à l'aide de taux 'réels' dont on retranche l'inflation l'appréciation est différente :

- en tenant compte de l'indice 'core' (hors alimentation et énergie, éléments volatils) soit la courbe en marron, on observe que l'action de la Fed a eu pour effet d'amener les taux réels à O (zéro) Le crédit est donc 'gratuit' en quelque sorte. Voilà une politique 'accomodante' dans l'absolu pourtant au même niveau sur ce point qu'en 92/93 alors que les taux étaient 50 % plus hauts à 3 %.

- en continuant avec l'inflation globale, on voit par contre qu'en étant à 50 % au-dessus de ceux de 2003/04, les taux réels sont devenus en quelques semaines négatifs de - 2 % comme au plus fort de la précédente récession. Si la politique monétaire US était très accommodante la dernière fois en 2003, alors elle l'est aussi de ce point de vue aujourd'hui avec des taux nominaux pourtant au double.

On perçoit ici à quel point, le crédit était si peu cher pendant de longs mois en 2003/2004. On comprend également mieux que si la Fed doit baisser encore ses taux pour aider éventuellement l'économie à l'avenir, l'inflation est un déterminant de sa politique très important. A inflation comparable mais situation économique plus dégradée, elle ferait alors entrer sa politique monétaire dans une zone encore plus accommodante. Toute modération de l'inflation libère donc pour elle du potentiel de baisse sur les taux pour aider le cas échéant l'économie.


Voilà pour l'action via les taux. Qu'en est-il pour celle via la liquidité offerte aux banques ? Les injections de liquidités ne cessent d'augmenter en montant et de s'ancrer plus durablement dans le temps, sans oublier le sauvetage d'une banque d'affaires il y a 2 mois. Semaine dernière, une proposition  a été faite au Sénat US (accueillie favorablement) de rémunérer les réserves des banques détenues par la FEd pour accroître encore la liquidité.

Je vous laisse me dire si ces points sont plutôt 'accommodants' ou 'restrictifs' ...

Conclusion : Voici globalement un 'remède de cheval' injecté à grande vitesse.
En cas de crise courte et d'inflation temporaire, tout le monde applaudira. Si l'économie entre en zone de récession avérée (et plus forte a fortiori) avec une inflation qui s'installe (sans parler d'autres hausses) les marges de manoeuvre deviendront très étroites. Dès lors, si nous ne sommes qu'en début de crise, beaucoup de cartouches ont déjà été 'tirées' pour la contrer.

par Gilles Caye publié dans : SE FORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Vendredi 16 mai 2008

Après de bons chiffres sur la croissance en Europe hier, le Japon a également fait part ce jour d'une croissance de son PIB (Produit intérieur brut) plus forte que prévue au 1er trimestre avec une hausse de + 0,8 % (soit + 3,3 % annuellement) Le constat d'un ralentissement récent est également présent puisque la production industrielle a chuté de - 3,4 en un mois en mars au sein de la 2nd économie de la planète.

Aux USA, les mises en chantier de logements ont pris + 8,2% en avril 2008, la 3 ème augmentation en 5 mois. Alors que les maisons individuelles baissent encore de - 1,7%, les appartements (ou condos) progressent. Sur un an la baisse globale reste toujours très importante à - 30,6%. 
Les  permis de construire ont pris + 4,9%, la baisse en ryhtme annuel s'élève à - 34,3%.

→ Si léger mieux il y a, l'inflexion sur tendance longue marque un simple ralentissement de la chute en l'état (graphe 1) et le retour en quelques mois à la situation qui prévalait au début de la décennie passée, il y a presque 20 ans, soit lors de la dernière crise immobilière. Compte tenu de la croissance de la population américaine depuis lors, le rapport "lancement de nouvelles habitations/population totale(exprimée en ménages) est même assez nettement inférieur.

Cette amélioration mensuelle supérieure aux attentes aura cependant impulsé un mouvement de hausse sur les différentes places boursières, coupé net par l'indice du sentiment du consommateur (graphe 2) qui est ressorti en baisse à 59,5 :
 
    - sous les les attentes du marché situées en moyenne à 62
    - et contre 62,6 en avril

→ L'indice est ainsi à son plus bas depuis 1980 et nettement sous la récession du début de ce siècle et celle de 91.

Alors que Francfort dépassait les 7 200 points peu avant la parution en hausse franche, la clôture du DAX30 s'est réalisée finalement à 7 156,55 points en hausse de + 1,07 %. Le CAC 40 dans des volumes plus vus (mais toujours moyens) depuis le 18 avril dernier prend + 0,41 % à 5078,04 points, pour la 3 ème fois repoussé par les 5 100 points depuis le début du mois.

Sur fond de ces 2 statistiques, le marché a à nouveau fait un tri sélectif société par société en fonction des derniers résultats entrain de paraître. La confiance du consommateur affaiblit sèchement le dollar (sans sensibilité à nouveau à la statistique de l'immobilier), l'euro se traitant à nouveau ce soir très près des 1,56 $.

Le Dow Jones termine en baisse de - 0,05% à 12.986,80 points toujours 'coïncé' sous sa moyenne mobile à 200 jours depuis 3 jours et pour la 8 à 9 ème fois depuis le début du mois.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Jeudi 15 mai 2008

Séance au score quasi nul pour cette journée où les statistiques de données appartenant au passé ont montré non seulement une résistance de l'économie mais même une progression en Europe alors que les chiffres plus récents ou 'prospectifs', principalement aux USA montrent un sentiment mitigé mais en dégradation. Le CAC 40 termine en hausse de + 0,04 % à 5 057,51 points.

Les surprises se sont succédées en matinée avec les statistiques en Europe de la croissance et après celle très ralentie hier de l'Espagne :

- le PIB (produit intérieur brut = richesse créée sur le sol) de l'euroland a progressé au 1er trimestre 2008 (T1) de + 0,7 % contre + 0,5 % attendu et + 0,4 % au dernier trimestre 2007. La hausse annuelle est de + 2,2 %.

- en France, belle surprise également avec un chiffre à + 0,6 % contre + 0,4 % attendu mais la croissance du trimestre précédent a été revu à + 0,3 % contre + 0,6 % (les exportations progressent de + 3,1 % contre - 0,2 % au 4T07) La croissance pour 2007 a été révisée de + 1,9 à + 2,2 %. La consommation est en berne mais les investissements des entreprises sont de meilleure facture.

- concernant l'Allemagne, la croissance est même ressortie à un plus haut depuis 1996 en hausse de + 1,5 % contre + 0,3 % au 4T07 et + 0,7 % attendu (les meilleures anticipation se situaient à + 0,9 %) Sur un an la hausse est de + 3,3 %. Robustesse, robustesse...

Enfin, la modération de l'inflation comme déjà constatée hier s'est confirmée pour le mois dernier en baisse de - 0,2 % toujours Outre-Rhin après + 0,5 % le mois précédent. La progression annuelle régresse en un mois de + 2,6 % à + 2,4 %.

→ Voilà des données tout à fait rassurantes voire même au-delà de ce qualificatif mais qui ne donnent plus qu'une photo du passé alors que la bourse est indéfectiblement tournée vers l'avenir et anticipe :

- l'indice IFO du climat économique de la zone Euro a ainsi été publié également ce jour avec un chiffre à son plus bas en 5 ans : 76,3 contre 81,4 au 1er trimestre. Francfort termine également à l'équilibre ( - 0,03 %)


Aux USA, le chiffre de la production industrielle (cf graphe ci-dessous) a chuté en avril de - 0,7 % comme en février après + 0,2 % en mars et au-delà du ralentissement attendu à - 0,2 % en moyenne par les économistes. Décélération donc toujours à l'oeuvre avec un affaiblissement de l'utilisation des capacités de production qui passent pour la première fois sous les 80 % à 79,7 % contre 81 % en décembre. L'évolution annuelle reprise en rose est donc 'à plat' désormais. L'industrie manufacturière n'a qu'un taux d'utilisation de ses capacités de 77,5 %.

L'indice d'activité pour la région de New york (dit 'Empire State') est repassé en zone négative à - 3,2 pour mai après + 0,6 le mois dernier et celui de la région de Philadelphie reste en négatif à - 15,6 contre - 20 attendu et - 24,9 le mois précédent. Le rapport entre les prix payés et l'indice d'activité reste à des niveaux records (activité ralentie mais hausse des prix) mais les perspectives à 6 mois font un bond à 28,2 contre 13,7 et - 0,5 en avril et mars pour ce dernier indicateur aussi appelé 'philly' ou 'philly fed'

Le Dow Jones après la fermeture des bourses européennes progresse légèrement aux alentours des 12 900 points, hésitant.


Cette évolution sans tendance fait la part belle au tri valeur par valeur, Vivendi  prenant la tête du jour à Paris avec des chiffres trimestriels meilleurs qu'attendus. Crédit Agricole continue sa baisse après avoir confirmé des résultats en chute (divisés par 3) et annoncé des ventes d'actifs pour 5 milliards € en plus d'une recapitalisation de 6 milliards comme annoncée précédemment.
La plus forte baisse du jour, Accor (- 7,45 %), intègre le détachement de 3,15 € de coupon correspondant au dividende qui est mis en paiement et incorporant 1,50 € de dividende à titre exceptionnel. La baisse ainsi retraitée n'est donc plus que de 1 %.

Demain, les permis de construire, les mises en chantier pour avril et le sentiment du consommateur pour mai animeront (?) la dernière séance de la semaine pour des marchés actions très incertains, le score sur les 5 dernières séances s'élevant au même niveau que le score du jour pour le CAC 40 soit... + 0,04 %.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Jeudi 15 mai 2008

Les nouvelles saisies immobilières en avril ont progressé de + 4 % d'un mois sur l'autre,  toujours à très haut niveau près des 250 000, à 243 353 nouvelles procédures exactement. Il s'agit d'une hausse de + 64,75 % d'une année sur l'autre (cliquer sur la carte ci-dessus pour l'agrandir)


Avec 648 917 saisies au 1er trimestre en hausse de + 23 % par rapport au dernier trimestre 2007, nous avons aujourd'hui 15 mai d'ores et déjà dépassé à ce rythme le cap du million de saisies alors qu'il avait fallu attendre le mois d'octobre en 2006. L'activité dépasse les
1 000 nouvelles saisies par jour en Californie.


Depuis le record d'août 2007, une certaine stabilisation avait été observée. Avril marque un nouveau record dans le cadre d'une phase de nouvelle progression (graphe ci-contre)


√ Retrouvez le détail du
communiqué de presse de Reatytrac


La dernière fois dans l'article intitulé La crise immobilière vue du ciel : où situer l'épicentre du séisme ?  (vous y retrouverez également un grand nombre de liens pour approfondir ces éléments)  je vous avais proposé de comparer la carte des saisies avec celle des Etats de l'Union en récession ou sur le point d'y entrer. Aujourd'hui, voici ci-dessous la carte concernant les évolutions des prix de l'immobilier (source : Economist, cliquer sur la carte pour avoir accès à l'article)... bref, voilà une nouvelle concordance ou corrélation.
 


Le suivi de cette statistique entamé en septembre 2006 et détaillé dans le 1er Edito sur ce site a donc tout lieu de se poursuivre. "Jusqu'où nous mèneront toutes ces faillites ?" Telle était la question à l'époque... le terrain nous en aura donné quelques réponses très franches que je n'ai plus à vous expliquer longuement.

Il n'y a rien dans ces nouvelles statistiques qui me permette de vous dire 'ça y est c'est fini'

A 110 000 saisies / mois  pratiquement personne ne parlait de subprime, n'en connaissait l'existence et ne savait où aller en chercher les courbes concernant ses formes titrisées vendues sur les marchés. A 250 000 saisies / mois, la crise pourrait être en voie de se terminer selon certains. Nous allons continuer à suivre ceci de près, toujours bêtement mois après mois, si vous en êtes d'accord. A tout hasard...

copyright: © Chappatte -

www.globecartoon.com/dessin


Enfin, la question alors se poursuivait sur le fond : "mais où s'arrêtera l'empilement de ces statistiques de ces faillites, la transmission en chaîne du mouvement est elle possible jusque ..jusque tout en haut ?" L'interrogation reste entière... disons que le dessin n'est peut être pas terminé.

par Gilles Caye publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Mercredi 14 mai 2008

Le CAC 40 termine en hausse nette de + 1,13 % à 5 055,24 points dans des volumes qui commencent à s'étoffer légèrement. EADS en faisant paraître des résultats trimestriels supérieurs aux attentes prend la tête du jour avec + 5,85 % accompagné de BNP dont le bénéfice est en baisse de - 21 % mais supérieur aux attentes et qui donne la démonstration d'une des meilleures résistances parmi les banques en Europe. L'action gagne + 4,86 %. Dexia, au contraire, accuse une chute de - 60 % de son résultat net et perd - 1,01 %. L'actualité du jour parisienne a ainsi été très marquée par les résultats de sociétés au cas par cas, donnant lieu a un 'tri' un peu plus rationnel que certains mouvements enregistrés ces derniers mois.

L'indice des prix à la consommation en France a pris + 0,3% en avril faisant régresser légèrement le taux annuel d'inflation à 3% sur un an au lieu de + 3,2 en mars (son plus haut depuis fin 91). En données européennes comparables dites 'IPCH', la hausse est de + 0,4% en avril et de + 3,4% sur un an. Hors inflation et énergie, la progression n'est que de + 0,1 % sur un mois et de + 2 % annuellement.

Moins engageant, la production industrielle de la zone euro a reculé de 0,2% au mois de mars. La progression est de + 2 % sur un an. L'ensemble de l'Union européenne a vu la sienne se réduire de - 0,1 % le même mois et progresse plus que de + 1,8 % en rythme annuel.

Ralentissement de l'activité et accalmie donc de l'inflation. Nous avons avec cette dernière donc la confirmation d'une forme de 'pic' que nous attendions suivant nos indicateurs vus précédemment (cf. dernier graphe de
Correction des matières premières : quel impact ?  ) notamment de matières première hors énergie et en euro qui n'ont pas repris le chemin de la hausse depuis notre dernier point à la différence du pétrole. Un 'plateau' devrait donc logiquement s'en suivre prochainement dans les statistiques des prix à la consommation à moins que d'autres éléments ne viennent s'intercaler entre temps. La clef est plus que jamais dans le pétrole.

Aux USA, grande statistique du jour pour les marchés, les prix à la consommation ont pris + 0,2% le mois dernier sous les 0,3% attendus comme signalés hier. Hors énergie et alimentation (donc pour l'indice 'core' ou d'inflation dite 'sous-jacente' encore appelé indice de base par opposition à l'indice global qui intégre tous les éléments) la hausse est de + 0,1% contre 0,2% attendu sur un mois. La hausse annuelle de l'indice global repasse sous les 4 % à 3,9 % et l'indice de base retombe à + 2,3 %.

Le tableau ci-dessous montre d'ailleurs l'inflexion légère en cours mais le delta qui persiste entre les 2 indices compte tenu de l'évolution des matières premières. Vous pouvez visualiser le détail du CPI dans les news d'avant hier soir tel que l'américain moyen le ressent.

C'est donc un  peu le soulagement qui a traversé les marchés permettant au CAC 40 de repasser au-dessus des 5 000 points.

Demain, les regards seront tournés vers la production industrielle US pour avril et les premiers éléments d'activité pour mai de la région de N-Y et philadelphie. On prendra également connaissance des chiffres de la croissance française et européenne dans la matinée alors que l'Espagne a confirmé aujourd'hui le net ralentissement de la croissance de son PIB à + 0,3 % au 1er trimestre contre + 0,8 % au dernier de l'an dernier (en données provisoires pour l'heure), soit un chiffre au plus bas depuis 15 ans.

Une heure après la clôture en Europe, le Dow Jones progresse d'un peu moins de 1 % en direction et tente à nouveau de rallier 
sa moyenne mobile à 200 jours.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Mardi 13 mai 2008

Le CAC 40 termine en hausse de + 0,45 % à 4 998,67 points  affecté par les bancaires mais revigoré quelque peu par les ventes au détail US.

Crédit Agricole aura volé un peu la vedette à Société Générale en montant au créneau aujourd'hui, 2 jours avant ses parutions officielles pour couper court aux rumeurs qui circulaient comme évoqué hier. La banque a ainsi indiqué que le résultat net sera en baisse compte tenu des dépréciations liées aux subprime et étudiera demain en conseil d'administration une levée de fonds à hauteur de 5,9 milliards € pour solidifier ses ratios de solvabilité. Le titre chute de - 5,64 % à Paris à 19,56 €.

SG a fait part quant à elle d'un résultat net de 1,1 milliard € au 1er trimestre en baisse de - 23 % par rapport à l'an dernier mais ce chiffre est légèrement supérieur aux attentes du marché qui anticipait 1,04 Mds €. La banque Belge Fortis suit le mouvement avec une baisse de son résultat de - 31 % mais le titre ne lâche qu'un peu plus de 1 % alors que l'anglaise Alliance & Leicester s'écrase à Londres de plus de 10 % sous le coup de dépréciations 'surprises'.

Aux USA, les ventes au détail ressortent en baisse de - 0,2 % sur un mois en avril  comme attendu après + 0,2 % en mars. Hors véhicules, la statistique fait part d'une progression de + 0,5 % contre + 0,2 % attendu et le chiffre de mars a été révisé favorablement de + 0,1 à + 0,4 %. Ces éléments ont enclenché un mouvement haussier en séance alors que les prix à l'import sont ressortis comme le mois précédent en hausse de + 1,1 %.

Sur le fond et comme le montre le graphe ci-dessous, l'orientation est toujours baissière avec une légère stabilisation ce mois-ci qui ne motive pour l'heure guère d'engouement hors le 'salut' boursier qui a suivi la parution de la statistique.

Demain, ce sera le tour du CPI US (IPC en français : indice des prix à la consommation) pour le mois dernier qui est attendu en hausse de + 0,3 % sur un mois et de 0,2 % pour l'indice 'core' (hors énergie et alimentation) soit en fait les mêmes chiffres qu'en mars. En complément, les stocks de pétrole paraîtront 2 heures plus tard à 16h30.

En Europe, les premières estimations sur la croissance en Allemagne pour le 1er trimestre à confirmer jeudi matin avec celles de la France et de l'euroland se situent potentiellement entre + 0,7 à + 0,9 % selon le vice-ministre de l'économie germanique.

Les 30 sociétés cotées à Francfort qui intègrent l'indice phare allemand, le DAX 30, seraient par ailleurs susceptibles, sous réserve des dernières assemblées générales en cours et à venir dans un futur proche, de verser en 2008 l'équivalent de 28 milliards € de dividendes au titre de l'exercice 2007, soit une progression de + 23 % d'une année sur l'autre, un record pour les entreprises allemandes. Parmi les plus fortes hausses, signalons : Lufthansa en hausse de + 80 % à 1,25 €, MAN pour + 50 % à 3,15 €, BMW + 50 % et BASF + 30 %.

Des chiffres qui traduisent le passé alors que les dernières données montrent un net ralentissement depuis mars au sein de la 1ère économie européenne et une croissance prévisionnelle des dividendes sans doute moins forte pour les dividendes à percevoir au titre de 2008, en l'état actuel.


Peu après la clôture des marchés européens, le Dow Jones perdait - 0,50 % en plein test de sa moyenne mobile à 20 jours arrivée depuis 3 séances au niveau du support des 12 800 points vu dans notre dernière analyse et désormais donc encore plus 'saillant' → Dow Jones - Analyse Graphique

Le pétrole continue sa progression sur des propos du Président iranien mettant à l'étude une réduction éventuelle de la production du 4 ème producteur mondial. Les stocks de pétrole sont attendus demain en hausse par les analystes.

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008

Le CAC 40 termine en hausse de + 0,32 % à 4 976,21 points dans des volumes extrêmement faibles à nouveau en ce lundi de Pentecôte. D'un point de vue graphique, la figure de retournement qui s'était mise en place vendredi avec un îlot de retournement (5 séances isolées du reste des cours) impliquant les 5 premières séances du mois a été invalidée, les cours revenant combler le gap (ou trou de cotation) 5006 / 5011. Reste toujours ouvert cependant le gap 5011 / 5025 ouvert fin de semaine dernière et une configuration donc toujours incertaine même si la moyenne mobile à 20 jours a pleinement joué son rôle de support aujourd'hui sans être enfoncée.

A nouveau les bancaires auront pesé sur la tendance à Paris. Cette semaine sera d'ailleurs marquée à la bourse de Paris par les résultats des banques avec demain avant bourse, la publication de ceux de la Société Générale pour le 1er trimestre. Ce sera un test important pour la banque vis à vis des marchés mais celui-ci peut être à double sens dans la mesure où des résultats meilleurs qu'attendus pourront rassurer en donnant du poids à la stratégie de 'non-alliance" poursuivie jusqu'ici alors qu'un trimestre plus difficile qu'anticipé pourrait raviver les pressions sur le dirigeant et sa stratégie de développpement autonome redonnant une coloration plus positive aux anticipations d'éventuelles OPA sur le titre.

Le Crédit Agricole devrait également annoncer jeudi de nouvelles dépréciations liées aux subprimes avec à la clef une levée de fonds de plusieurs milliards €. Le patron de la banque d'investissement Calyon, une des filiales, serait par ailleurs 'débarqué'.

Aucune statistique d'importance ne figurait au programme du jour. Par contre, le reste de la semaine offrira un menu plus consistant en la matière à l'inverse de la semaine dernière. Demain, seront auscultées les ventes au détail US ainsi que les prix à l'importation et à l'exportation pour avril à 14 H 30 avant les statistiques de l'inflation pour le mois dernier à la consommation mercredi.

Le pétrole reste toujours sur des niveaux très élevés alors que la 'Driving season' approche. Il s'agit de la saison des déplacements en voiture aux USA durant l'été grande consommatrice d'essence. Si l'hiver est important en la matière, cet aspect est moins connu mais est très important pour les cours du pétrole et la consommation. Ci-dessous avec l'infographie de
USAtoday, on voit l'impact depuis quelques mois des prix à la pompe sur le kilométrage moyen journalier parcouru aux USA. En cliquant sur le lien, vous pourrez visualiser un graphe encore plus intéressant sur longue période qui montre le nombre de miles parcourus (estimation) annuellement qui connaît un retournement historique depuis peu. Un élément en moins pour expliquer fondamentalement la hausse du pétrole mais une conséquence directe des prix en plus ...

 
Profitons de cette séance un peu 'creuse' pour visualiser sous une autre forme la statistique de l'inflation (CPI) qui paraîtra après demain. Les prix de 84 000 produits sont récoltés chaque mois dans environ 200 catégories et forment ainsi le taux d'inflation à la manière du taux d'inflation de l'Insee pour un français. Le NY Times en début de mois en a fait une présentation très riche qui montre la part de chaque dépense dans le budget de l'américain moyen avec des graduations en bleu pour les prix en baisse et en rouge les prix en hausse et des phases intermédiaires suivant la légende. Vous pouvez rendre l'infographie interactive en cliquant dessus. En bas, la plus grosse part représente tout ce qui a trait à l'immobilier.



On voit ici que le tableau est très disparate. Le suivi pas à pas de l'actualité et des chiffrages quotidiens qui peuvent vous apparaître parfois un peu rébarbatifs sans doute est cependant nécessaire dans ce contexte, d'éléments mêlés et contradictoires  tel que l'économie nous les présente au fil des mois. Attention aux raccourcis et aux jugements hâtifs en Economie, surtout si on doit fonder dessus des décisions d'investissement à titre personnel. Même sans avoir de grandes décisions à faire en la matière, ce kaléïdoscope montre que chacun peut être soumis à une inflation différente de celle de son voisin suivant ses choix de vie, pour un américain, comme pour un européen et plus précisément pour un français tel que nous l'avons vu dans Calculer son taux d'inflation personnel pour mieux comprendre la finance et investir à long terme.

L'immobilier et les transports : 2 postes importants pris entre des feux croisés à l'heure actuelle. Le Dow Jones gagne + 1,02 % à 12 876,31 points.

     → Articles parus ce week-end :

      . Docteur Copper a t-il de la fièvre ? - Partie 1 
      . Docteur Copper a t-il de la fièvre ? - Partie 2

par Apprendrelabourse.org publié dans : S'INFORMER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008

(Michel Delobel / ACGest - formations et coaching) Mon dernier point sur Vivendi remontait au 31/03/08. Je vous propose d'y revenir, d'autant que l'intermédiaire que j'utilise a rajouté la prise en compte des dividendes sur les graphiques : il a fallu donc revoir tous les tracés.

Au passage, et pour ceux qui se poseraient la question de savoir s'il vaut mieux ou non intégrer les dividendes sur les graphiques, je vous renverrai d'abord à un article écrit l'année dernière sur l'impact des dividendes sur le niveau du CAC → CAC 40 et dividende. Ensuite, je vous avouerais que je n'ai pas d'avis très tranché sur le sujet. Je vous propose donc d'analyser ceci plus en profondeur et d'y revenir lors d'une de mes prochaines interventions.

En attendant, les graphiques proposés le sont désormais corrigés des versements de dividendes, ce qui m'a conduit à revoir et réajuster quelque peu les tracés.

Les grandes lignes ont été conservées par rapport aux derniers graphiques. J'ai ainsi repositionné les obliques haussières oranges et le canal baissier violet plus court terme. J'ai aussi sur le LT (car avec les détachements successifs de coupons, cela amène des changements plus importants) rajouté des obliques haussières vertes, alternative aux obliques oranges.

Voici donc déjà ce que cela donne à MT/LT (cliquer sur le graphe pour l'agrandir ) :

Lors de ma dernière analyse fin mars, ma conclusion avait été l'occasion de revenir sur l'importance de toujours avoir un oeil sur le fondamental. Et si la tendance graphique était clairement baissière, une rapide analyse fondamentale faisait apparaître des niveaux de valorisation attractifs et susceptibles de provoquer tôt ou tard un rebond. Une divergence d'analyse qui me faisait conclure que :

« Un rebond semble se construire sur ces niveaux là [vers 22€, corrigé du dividende], et si un nouveau test des supports reste possible, la valeur semble en mesure de construire un rebond plus conséquent [...] Depuis quelques jours, la valeur hésite et consolide entre ce niveau et la MM20. Un franchissement en clôture de la MM20 devrait permettre de relancer la dynamique haussière, et pourrait envoyer Vivendi en direction du haut de son canal baissier violet. Si le bas de ce canal a été confirmé a deux reprises, le haut manque en effet encore d’impacts. Ce pourrait donc être un objectif tout trouvé en cas de poursuite du rebond.

Mais la progression ne se fera pas sans difficultés, avec une petite résistance autour des 25.5 [en fait vers 26,2, ce qui donne plutôt 24,9 dividende intégré...] , suivie par la MM50.

 

La MM20 a rapidement été refranchie à la hausse, avant que la valeur ne bute sur une résistance horizontale vers 26/26,2 (plutôt que les 25,5 annoncés), ce qui donne sur le graphique ci-dessus maintenant 24,9/25, une fois pris en compte le dividende (vous suivez ? :-) )

On oublie donc les niveaux de prix de la dernière analyse, pour se concentrer sur les tracés : comme attendu, la valeur est allé chercher le haut du canal violet, qui s'en trouve ainsi confirmé.

On notera toutefois que la remontée vers ce haut de canal a été relativement poussive, la valeur préférant quelque part laisser cette résistance violette descendre. Un signe de faiblesse donc, que l'on retrouve d'ailleurs si l'on compare l'évolution de Vivendi par rapport au CAC depuis quelques mois.

Reste que la valeur est toujours prisonnière entre une tendance graphique baissière à CT, une tendance plus neutre à MT et qui reste encore haussière à LT (depuis 2003), et des fondamentaux qui militent plutôt pour des niveaux d'achat.

Pour les semaines à venir, il faudra donc surveiller le comportement de la valeur par rapport au canal violet.

Attention toutefois à la pente importante de ce dernier, qui rend tout à fait possible et même de plus en plus probable avec le temps une cassure haussière. Une telle cassure serait juste le signe de sortie d'une tendance baissière marquée à CT, rien de plus. S'aventurer sur cette seule base sur un scénario haussier serait donc prématuré.

Reste que d'autres éléments plus favorables se font jour également, comme l'orientation des Bollingers, de la MM20 et la présence d'un petit support haussier TCT. Mais au delà du canal violet, les résistances en présence sont également importantes, avec le double tracé vert et orange, et un peu plus haut un autre possible canal baissier tracé en rouge.

Une situation donc assez délicate en ce moment, avec une valeur qui se trouve sur des niveaux charnière. La tendance graphique CT voudrait une reprise de la baisse au sein du canal violet, pour un retour en direction des récents plus bas, avec toutefois bien sûr des supports intermédiaires, notamment vers 23,7/23,9. Mais si l'on fait l'hypothèse d'un repli plutôt au sein du canal rouge, une poursuite du rebond est tout à fait envisageable sans remettre en cause la tendance baissière CT.

Ce n'est qu'en cas de franchissement du tracé rouge, ce qui signifierait également un franchissement du double tracé vert et orange situé vers 25,5/25,7 que la tendance pourrait s'inverser, passant neutre dans un premier temps, et haussière au dessus des 27,3.

C'est tout ceci que nous surveillerons pour les semaines à venir.

par Michel Delobel publié dans : DECIDER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Dimanche 11 mai 2008
Voici la suite de l'article d'hier consacré au cuivre, 2nd ressource naturelle la plus échangée au monde après le pétrole et un des éléments d'appréciation traditionnels de la conjoncture globale pour de nombreux investisseurs. Reflet du cycle économique, le cuivre est sorti à la hausse en 2005 d'une tendance de plusieurs décennies qui remontaient aux années 60. Nous allons voir ici précisément la configuration actuelle soit sa zone de consolidation qui dure depuis 2 ans après l'en-volée visualisable sur le 2nd graphique de l'article d'hier. Les stocks étaient évalués en tonnes. Les cotations sont ici exprimées en livres.

La devise de cotations est bien sûr comme pour les autres matières premières le dollar US (graphe 1) Les cours consolident au sein d'un triangle ascendant (vert). Cette figure montre une indécision, une pause ou une respiration pour imager mais théoriquement à l'usage, il s'agit d'une figure dite de 'continuation haussière'.


Dans le cas présent, les indicateurs confirment à leur base cette tendance. On observe  une divergence baissière d'ensemble sur les plus hauts (orange) et une plus récente et plus nette depuis février (droite fine en rouge). Le cuivre réalise des tops (sommets) les uns derrière les autres depuis 2 ans avec un double top*en 2008 à 400. L'alternative ici à ce grand triangle ascendant est donc la réalisation d'un double top historique "2nd trimestre 06 - 2nd trim 08". Réponse d'ici peu avec l'éventuelle cassure d'une droite oblique haussière en vert clair qui libérerait l'objectif des 300.


En neutralisant l'effet $ sur cette matière première et en utilisant la seconde monnaie au monde l'euro (graphe 2) , on voit d'ailleurs que nous sommes toujours dans une forme de consolidation mais le triangle ascendant a fait place à un triangle asymétrique (comme pour les indicateurs de la courbe en $). Il s'agit aussi habituellement d'une figure de continuation mais moins marquée que la précédente. Les plus hauts des cours sont de plus en plus bas et la base de nos indicateurs (en gris) sont parfaitement à plat, ceux-ci décrivant même un triangle descendant avec leur résistance en orange.


Là aussi on perçoit qu'une sortie est imminente (quelques semaines à quelques mois, une unité de temps courte pour des évaluations de conjoncture) après une première cassure sans doute courant d'été.


Bilan des courses : avantage à la hausse mais l'indécision grandit et quelques éléments de fragilité sont présents. Les choses vont être bientôt tranchées.  Avec un RSI en zone de neutralité complète (soit à 50 'pile' / < 30 : sur-vendu / > 70 : sur-acheté) et une MACD à O (indicateur de tendance) l'incertitude est totale.

Mon avis personnel maintenant : nous avons une courbe tout à fait intéressante montrant que le ralentissement US ne pèse pas encore trop, les pays émergents ayant pris en partie le relais (ou 'compensant') alors que cet élément était moins consistant lors des crises précédentes. C'est grosso modo à l'image de ce que nous avons constaté jour après jour ces derniers temps. On a également un tracé qui semble avoir relativement peu réagi à la crise du crédit sans reports haussiers 'visibles' depuis l'été a priori.
Si au contraire, la part des reports spéculatifs a compensé et masqué en quelque sorte la faiblesse du cuivre, la surprise à la baisse pourrait être 'grande à très grande' avec le débouclage de ces positions assez récentes.


         * Apprendre la bourse en temps réel : le double Top ou double sommet (Partie 1) 

   → Articles liés : 

   . 
Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Comment suivre les matières premières ? 
   . Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 1)
   . Apprendre et comprendre la bourse en temps réel : Bien suivre les matières premières (Partie 2)

par Gilles Caye publié dans : DECIDER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Samedi 10 mai 2008
fotolia_d--cider-757896.jpg

Tout d'abord faisons les présentations pour les non initiés afin qu'ils puissent comprendre ce titre aux allures saugrenues en apparence.

'Copper' signifie 'cuivre' en anglais et le titre de Docteur (Dr.) qui lui est souvent associé pour les financiers a trait à sa capacité supposée d'être un indicateur avancé de l'évolution de l'économie dans son ensemble.

La raison réside dans l'utilisation qui est faite sur l'ensemble de la planète de ce métal pour des applications résidentielles et immobilières (plomberie, chauffage, climatisation) pour environ 1/4 de la demande mondiale mais surtout en tant que 2nd meilleur métal conducteur d'électricité après l'argent et dont l'utilisation est accaparée aux 2/3 par les secteurs de l'électricité et de l'électronique. Enfin viennent les applications dans les systèmes de transport et l'engineering et certains process industriels et tous composés nécessitant ce métal pour divers alliages.

Alors que la production est concentrée sur quelques pays (Chili, USA, Indonésie et Pérou) 75 % des exportations sont réalisées par le Chili, le Pérou, l'australie et l'indonésie rencontrant au premier chef l'énorme demande chinoise qui est passée en un peu plus de 10 ans de moins de 10 % de la demande mondiale à près du quart.

Si les prix peuvent varier lors d'une rupture d'approvisionnement due à cette concentration de la production et encore plus des exportations, on voit qu'avec les secteurs cités plus haut, que l'utilisation finale est en corrélation avec le cycle économique puisque les activités sont avant tout 'cycliques". Suivre les cours du cuivre permet de cerner un peu en avance la conjoncture globale sur la planète. Ce métal est par ailleurs la ressource naturelle qui enregistre le 2 nd montant le plus élevé en terme d 'échanges après le pétrole.

Bref, si on s'échange du cuivre, l'activité sur la planète a des chances de connaître une croissance alors qu'une régression de sa demande peut alerter sur une décroissance de l'activité générale. Évidemment, le signal n'est pas 'pur' à 100 % puisque l'installation par exemple de climatisations peut se faire en période de ralentissement immobilier et une part de la consommation répond à des besoins en infrastructures à très long terme surtout dans les pays émergents.
 
Enfin, la production qui a augmenté plus rapidement depuis le milieu des années 90 pour répondre à une demande en accélération trouvent leur point de rencontre dans l'état des stocks qui forment les prix dans une large mesure (stocks : LME : marché de Londres/ Comex : N-Y: SHFE : Shanghaï / En rouge : producteurs / En jaune : consommateurs et grossistes / en  bleu foncé : le cours du cuivre / échelle de gauche : stocks en semaine de consommation / éch. droite : prix en $ par tonne)

Stocks en hausse, prix en baisse, nous avons là la formation des prix classique lors d'un rapport offre / demande. Et ceci est fonction des cycles de l'économie : les 2 récessions américaines du début des années 80 comme celle du début des années 91/92 ont eu leurs effets dépressifs sur les prix. La chose est moins nette pour celle de 2001/2002 car le mouvement s'est réalisé dès 95 à un moment où une récession était anticipée qui ne s'est en fait pas matérialisée complètement in fine. Au redémarrage du cycle en 2003... c'est reparti.

Demande en hausse, stocks en baisse, prix en hausse. Nous avons donc bien là une corrélation intéressante à suivre et la base du suivi réalisé par de très nombreux investisseurs à travers la planète.

Si je suis rentré dans le détail de ses données fondamentales, c'est avant tout pour vous montrer la qualité de cet indicateur et non pour vous donner en tant que tel 'les explications rationnelles' telles qu'on a l'habitude de vouloir les poser. Comme pour le pétrole traité le week-end dernier, nous allons orienter notre regard sur les orientations possibles à venir et leurs significations en tant que conséquences potentielles plus que sur l'explication directe de l'état actuel. Pourquoi ?

• Tout d'abord à court terme, les prix ont connu une baisse nette dernièrement avec des stocks  en hausse de + 10 % jeudi pour Shanghaï et de 11 150 tonnes à Londres les portant à 121 275 tonnes. Une hausse certes mais ce dernier chiffre correspond à seulement 2 jours de consommation globale. Une grève dans une mine au Chili peut également avoir des interactions franches. Le but ici n'est pas de faire du trading sur des contrats cuivre (des sites entiers y sont consacrés) mais de s'en servir comme indicateur pour le plus grand nombre.

• A plus long terme, alors que vous êtes pris sans doute lors de vos investigations entre différents experts qui vous expliquent que la hausse est due à un cycle de long à très long terme de hausse des matières premières, cuivre compris, d'autres analysent la hausse depuis 2005 comme un excès qui a touché tous les actifs parlant de 'bulle' prête à se dégonfler à tout moment. L'approche ici est de vous permettre d'utiliser ces données pour fonder votre propre jugement :

- Si les convictions sont nécessaires pour investir en bourse, disposer d'un plan B ou d'une porte de sortie n'enlève rien à la force de vos engagements et peut vous rendre plus libre vis à vis des émotions qui peuvent résulter d'argumentations ou d'explications mentales internes ou en groupe. 

- Le 2 ème enseignement dans le rapport 'explications' / 'cours' est par ailleurs très souvent inversé car ce sont les cours qui vont départager ceux pris dans le train se protégeant par exemple de l'inflation en y investissant de ceux à l'écart jugeant ici une surévaluation. Il n'y a jamais personne même de sur-diplômé ou d'hyper expérimenté qui sort de sa boîte
pour vous dire "t'as raison". Ce sont les cours qui départagent les experts.

- A un moment où des signaux  ne vont pas tarder à se déclencher dans un sens où dans un autre, cela ne va rien changer pour ceux qui se sont déjà inscrits dans la hausse mais comme sur tout autre support, soit vous faîtes un pari aujourd'hui, soit vous attendez un signal. Je n'ai rien à dire sur l'une ou sur l'autre façon de faire, il faut simplement en avoir conscience. Dans un cas vous prenez plus de risque et donc de gains ou de pertes potentielles ou vous attendez un signal, une cassure, pour vous engager.

- Qui préférez vous suivre, l'avis du meilleur spécialiste dans le domaine (qui accessoirement gère des fonds investis sur le support) ou la courbe issue de toutes les interactions concrètes ?

- Enfin, retenez que les cours se font 'à la marge'. Si vous avez un restaurant et qu'il vous faut 100 couverts par jour pour équilibrer vos comptes, c'est le client en moins ou en plus, la tablée de 10 qui se décommande à la dernière minute qui fera basculer les choses. Ici c'est pareil. Est-ce qu'être 'exhaustif' est d'un quelconque secours ici ? Avez vous plus besoin d'une étude complète sur les 100 ou sur les 10 qui arriveront peut être à l'improviste ?... Est-ce seulement réalisable ? Quelques 'spéculateurs' en plus ou en moins ...

 

Comme pour le pétrole, sur ce dernier graphe, on voit qu'après un long périple dans un canal à la base légèrement haussier, le cuivre s'inscrit dans un 2 ème mouvement historique depuis 2005. La hausse des cours s'est réalisée avec une baisse des volumes alors que ceux-ci ont augmenté récemment mais les cours sont restés dans cet espace supérieur assez étroit.

Demain, nous zoomerons sur le haut de ce thermomètre pour comprendre un peu mieux la configuration dans laquelle nous sommes. Nous verrons que les cours vont sans doute nous parler d'ici peu. En fonction de la sortie, certains investisseurs changeront de toute façon de scénario ou l'infléchiront et ceci aura des conséquences potentielles sur un grand nombre d'éléments, renforçant d'ailleurs le plus souvent le nouveau mouvement. Soyez en éveil et ne restez pas (trop) accrochés à vos anciennes explications si les cours vous en donnent une autre.

                                  pour accéder à la partie 2
par Gilles Caye publié dans : DECIDER
commentaires (0)    ajouter un commentaire créer un trackback recommander
Vendredi 9 mai 2008

Après avoir hésité, marqué le pas et dansé d'un pied sur l'autre depuis le début de semaine, le CAC 40 a chuté assez lourdement en cours de séance jusqu'à 4925 points et laisse derrière lui ce soir un îlot de retournement avec les 5 séances précédentes d'un point de vue graphique. Le cours de clôture s'est réalisé à 4 960,56 points en baisse de - 1,88 %, le plus bas score en Europe, Francfort laissant 0,97 % sur la séance.

Une grande part de ce score assez sévère est due à la baisse de - 5,85 % de Sanofi qui dispose d'une pondération élevée dans l'indice et qui fait suite à un risque de voir un médicament générique être commercialisé par un de ses concurrents en Allemagne mettant en péril les retours sur investissements de son médicament vedette, le Plavix.

Par ailleurs, d'un point de vue technique, en cette période d'assemblées générales des sociétés et de versement de dividendes sur les résultats de l'an passé, 2 sociétés ont détaché leur coupon représentant le dividende par action qui sera mis en paiement aux actionnaires d'ici quelques jours. Les 2 autres tenant du podium des plus grosses pertes du jour derrière Sanofi, Vivendi et Suez ont ainsi détaché 1,30 et 1,36 €, ce jour, qui explique largement la baisse de - 5,81 % du 1er et les - 4,46 % du second pour des cours de clôture à 24,96 et 44,33 € respectivement. Le cours d'ouverture du jour a tenu compte de cet ajustement mais les actionnaires qui détenaient hier les titres se verront créditer mi-mai des montants cités.

En 4 ème position, Air France-KLM fait les frais de coûts en hausse constants concernant le pétrole.

L'inflexion baissière trouve pourtant sa source dans les financières avec quelques nouvelles de nature monumentales concernant les montants en cause qui font réapparaître le spectre des difficultés issues des marchés du crédit. La résistance des marchés actions est cependant toujours importante :

- AIG (USA), N°1 mondial de l'assurance a en effet annoncé les pires pertes de son histoire et fera un appel au marché pour lever 12,5 Milliards $.

- Allianz, (Allemagne), voit par ailleurs son résultat trimestriel perdre - 65 % d'une année sur l'autre avec la plus grosse part liée à des dépréciations à hauteur de 845 millio